tu t'imagines
toi et moi
chavirés
comme
une cigarette
désirée
par ce bon vieil éros
tu t'imagines
toi et moi
mélangés
comme
une cigarette
tabac et chanvre
liés
tu t'imagines
toi et moi
enlacés
comme
une cigarette
roulée
par ce bon vieil éros
tu t'imagines
toi et moi
enflammés
comme
une cigarette
au feu
d'une allumette
tu t'imagines
toi et moi
consumés
comme
une cigarette
fumée
par ce bon vieil éros
tu t'imagines
toi et moi
envolés
comme
une cigarette
qui disparaît
en fumée
tu t'imagines
toi et moi
saccadés
comme
une cigarette
écrasée
par ce bon vieil éros
tu t'imagines
toi et moi
sacrifiés
comme
une cigarette
oubliée
sur le bord d'un cendrier
tu t'imagines
toi et moi
enivrés
comme
une cigarette
noyée
dans un dry martini
extrait de rhumance la poèsie sans mot d'elles
rhumance c'est l'histoire d'une errance entre rhum et romance c'est la p'tite histoire d'un mec pas tout à fait comme les autres un peu trop romantique un peu trop (lire la suite)
par erwan edrad
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faits-divers
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que cherches tu
au fond des yeux
de tes amants
cette étincelle
qui te fais vivre
que cherches tu
dans le regard
des hommes
du haut de
tes trente ans
tu rêves encore
au prince charmant
mais connais tu
le nombre de tes amants
combien de regards
de prénoms
as-tu encore
dans la mémoire
aujourd'hui encore
mais demain
combien seront perdus
combien retenus
et pourquoi
pourquoi
lui et pas lui
celui-ci
ou celui la
pour un mot
un regard
un geste tendre
ou une histoire
ma douce
dis moi dis moi
que moi
tu ne m'oublieras pas
tu sais
que je me fous de ton amant
passé futur
et même présent
vis avec moi
couches avec eux
couches avec moi
vis avec eux
mais
ma tendre
ma belle
ne m'oublie pas
non pas cette fois
gardes moi en toi
encore un jour
encore une nuit
n'efface pas
ces doux moments
ces fols instants
mon c--ur agile
reste un moment
combien étaient
doux
combien étaient
tendre
combien te faisait bien l'amour
n'en regrette tu donc aucun
tu files au gré du vent
au gré du courant
au fil de tes amants
sans te poser
sans respirer
sans espérer
sans prendre le temps
de leur laisser le temps
tu vibres sous leurs caresses
tu souris sous leurs regard
mais pourquoi
dis moi pourquoi
tu pleurs
a l'intérieur
pourquoi t'es triste
pourquoi déjà tu rêves
d'un autre que lui
chaque nuit
d'autres bras
chaque matin
un autre regard
tu t'échappes
tu t'enfuis
sans jeter un regard
sans chercher à savoir
de l'un à l'autre
tu t'envoles
tu papillonnes
mais jamais tu te poses
tu enlaces et te lasses
mais si vite tu te lasses
et dans ses draps
déjà tu rêves d'autres bras
te souvient
du nom
de tes amants
combien d'homme as-tu aimé
combien pour toi ont voulu rester
combien
au fil du temps
au fil du vent
au gré de tes amants
tu enlaces mais hélas
si vite tu te lasses
avant d'avoir le temps
avant d'avoir envie
de finir dans son lit
son prénom
peu importe
celui qui le porte
s'il est doux
s'il est tendre
s'il est même
amoureux
c'est ta vie
pas la sienne
peu importe si il t'aime
car tu passes
au dessus
car tu passes à travers
sans te soucier
de même l'aimer
sans te soucier
s'il peut pleurer
pourquoi faire
pourquoi dire
tous ces mots
qu'on ne croix plus
qu'on ne croix pas
pour finir
dans un lit
pour finir
sans amis
allez
relève toi
n'oublies pas
pas cette fois
son prénom
car celui-ci
celui là
regarde
regarde bien
celui là
c'est moi
rhumance la poésie sans mot d'elles
par erwan edrad
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mes maux d'elles
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j'ai faim
j'entends ton cœur
qui bat
ton sang courir
dans tes veines
je sens l'odeur
de ta chair
mes grands yeux verts
surveillent
tes moindres mouvements
tu ne m'échapperas pas
tu es ma proie
tu es ma victime
tu t'approches
inconsciente
innocente
tu cours
à ta perte
je t'aime
tu sais
j'aime
t'observer
j'aime
te surveiller
j'aime
jouer avec toi
j'aime
prendre mon temps
j'aime
prendre ton temps
tu t'approches
tu es si proche
tu es là
à porter de griffes
tu cherches
tu t'agites
et tu ne vois pas
les deux grands yeux verts
qui se posent sur toi
le temps est venu
il le faut
c'est ainsi
tu as compris
si tard
trop tard
pauvre soie blanche
le danger
qui te guette
l'excitation
de la chasse
mes crocs
sur ta peau
baiser mortel
tes os
qui craquent
ton sang
sur mes lèvres
ta vie
qui file
entre mes griffes
ta vie
qui s'écoule
en moi
le goût
de ta chair
ta chaleur
qui se perd
je t'aimais
tu sais
j'aimais
t'observer
j'aimais
te surveiller
j'aimais
jouer avec toi
j'aimais
prendre mon temps
j'aimais
prendre ton temps
tu es la vie
j'ai pris ta vie
cette vie
qui est mienne
maintenant
je t'aimais
tu sais
et j'ai pris ta vie
c'est ainsi
mais j'ai faim
j'ai encore faim
si faim
rhumance la poésie sans mot d'elles
par erwan edrad
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heroic fantasy
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l’héro s’trouve pas
dans des p’tits pots
on trouve plus d’buvards
dans l’caniveaux
cette belle époque
est révolue
souviens toi l’temps
où on partait
courir les ch’mins
d’not’ subconscient
rhumance la poésie sans mot d'elles
par erwan edrad
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faits-divers
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mais m'sieur l'président
avec tout l'respect
que j'vous dois
c'est pas moi qui voulait
c'est pas d'ma faute
à moi
même si regrette pas
enfin juste pour vos gars
c'est elle qui voulait ça
c'est elle qui voulait tout
depuis l'début elle voulait ça
j'vous l'jure
si j'mens que j'sois pendu
et d'toute façon j'sais bien
qu'à la fin j's'rai pendu
alors pourquoi
qu'j'vous mentirai
faut qu'vous raconte
la vérité depuis l'début
depuis ce jour
depuis cet' fois
ou j'l'ai rencontrée
la première fois
ou j'l'ai croisée
c'était du au hasard
comme un bon coup du sort
un truc qu'arrive pas
à des types comme moi
faut bien m'comprendre
m'sieur l'président
et vous aussi
m'sieurs dames
vous tous qu'est du jury
vous qu'êtes là assis
en face de moi
à m'regarder comme si
j'étais un monstre
capable de je n'sais quoi
faut bien m'comprendre
qu'j'suis pas stupide
même si le banc d'l'école
j'm'y suis pas souvent assis
j'ai pas l'air net
faut bien l'r'connaître
un peu timbré
comme ils disent tous
en ville
mais j'suis pas
l'méchant gars
et j'suis pas bête
au point d'm'faire croire
qu'le père noël existe
encore
et puis surtout
pour un gars
comme moi
c'était le hasard
que j'vous ai dit
c'est c'que j'ai cru
enfin au début
mais pas longtemps
parc'que qu'en même
j'sais réfléchir
et bien comprendre
qu'un truc comme ça
ça peut pas m'arriver
à un mec comme moi
j'sais plus quel jour c'était
c'que j'me rappelle
c'est qu'il f'sait
sacrément chaud
pour la saison
et qu'j'étais là bas
au bord du ch'min
l'cul sur un pavé
à l'ombre d'un pommier
une bière à la main
à m'demander
si j'trouv'rai courage
d'reboucher c'putain trou
dans la chaussée
qu'j'avais creusé
depuis l'matin
j'travaille à la ville
m'sieur président
si j'vous l'ai pas d'jà dis
à la voirie
c'est comme ça qu'on dit
c'est pas difficile
comme boulot
même si c'est dur
et qu'ça donne soif
plus qu'à son tour
et qu'les journées
ont souvent du mal
à s'terminer
mais j'suis content
m'sieur président
allez pas croire
que j'me plains
j'ai un boulot
et j'sais bien
à qui j'le dois
alors j'crache pas
dans la soupe
au non loin d'là
j'en suis même fier
moi d'mon boulot
alors j'étais là
à siroter ma bière
quand l'car est passé
celui d'quatre heures trente
celui qui vient d'l'est
d'la grande ville
j'ai rien vu d'autre
que ses grands yeux
derrière l'carreau
avant qu'la poussière
fasse disparaître
ce regard d'ange
dans un nuage d'sable
et brindilles
après ça
j'y ai plus pensé
et j'me suis r'mis au boulot
et avec plus d'acharnement
qu'j'pouvais
m'en croire capable
j'ai rempli mon putain d'trou
et j'suis rentrer en ville
pour boire
un bon coup
elle était là
devant l'drugstore
avec son sac
posé à coté d'elle
elle avait l'air paumé
sans savoir ou aller
vous pouvez m'croire
m'sieur président
jamais j'avais vu
une fille aussi belle
j'suis pas passé
à coté d'elle
j'ai traversé
en r'tenant mon souffle
et j'suis entré directement
dans l'bar d'en face
le raferty's
y faut m'comprendre
les filles c'est pas mon truc
j'suis pas pédé
c'est pas c'que j'veux dire
mais j'suis timide
et puis ma gueule
j'suis pas idiot
si j'fais avec
c'est qu'en même pas
qu'elle m'aide beaucoup
c'est comme je dis
j'suis pas très doué
avec les femmes
alors une belle
j'vous dis même pas
comment j'peux dire
c'est comme si
j'avais même pas droit
d'passer à coté d'une fille
comme elle
j'me suis accroché au bar
J'ai pas dîné
l'cerveau scotché à la télé
y passait un match
les red socks
contre j'sais plus qui
en avalant
bière sur bière
pour pas penser au r'gard
qu'elle m'avait lancé
j'avais jamais vu
d'fille aussi belle
avec tant d'tristesse
dans d'si grands yeux
j'voulais pas penser
j'voulais oublier
d'l'avoir même croiser
sans savoir pourquoi
sans savoir comment
j'comprenais
c'que j'ais vu
dans c'regard
allait faire plus
que m'esquinter
et j'aime pas ça
moi m'sieur l'président
j'suis un gars simple
avec des idées simples
j'suis pas fait
pour une vie compliquée
à la télé
l'programme
avait changé
et j'comptais plus
les bières
j'avais c't'idée
d'cet' fille
qui voulait pas
s'en aller
j'ai commencé
à m'dire
qu'elle était là pour moi
et j'me suis fait un film
ou tout était changé
ou j'était quelqu'un d'bien
et puis tout ça tout ça
y faut comprendre
m'sieur l'président
qu'ma seule
expérience des femmes
c'est dans ces moments là
c'est eddy qui m'a tiré d'là
j'étais plus au comptoir
mais écroulé sur une chaise
la tête entre les bras
y'avait plus qu'moi
dans l'bar
et puis eddy l'serveur
et à la tête qu'i'f'sait
j'ai bien compris
qu'fallait j'me casse
debout sur le trottoir
en quête d'un peu d'air frais
j'l'ai pas r'marqué tout d'suite
j'm'suis étiré comme un chat
qu'aurai la gueule de bois
quand j'ai rouvert les yeux
elle était là d'vant moi
le sac toujours posé
juste à coté d'ses pieds
elle a juste dis salut
moi j'ai pas répondu
j'étais comme aspiré
par son regard trop grand
sans bien savoir pourquoi
j'ai ramassé son sac
et j'suis rentré chez moi
elle m'a suivi
comme ça
sans rien dire
sur le toit
sans r'garder à coté
sans posé une question
sans faire gaffe au bordel
c'est juste une piaule
comme ça
et si c'est pas l'hôtel
y'a tout l'confort tout ça
mais c'est que je vis tout seul
et puis bien à par moi
et l'ancien locataire
y'a personne d'autre
que moi
qu'à posé ces pieds là
j'ai sortis deux aut'es bières
et puis l'instant d'après
on s'faisait notre affaire
parmi les draps froissés
c'tait pas ma première
mais j'croyais pas
avoir connu ça
comme ça
elle voulait encore plus
et moi j'lui donnais tout
j'y aurais laissé ma vie
juste pour un d'ses cris
quand elle s'est endormie
j'étais plus l'même qu'avant
même si j'y croyais pas
et qu'j'me réveille tout seul
avec la gueule de bois
j'ai allumé une clope
souriant comme un gosse
croisant un père noël
au quel y croyait pas
quand elle s'est réveillée
elle m'a juste regardé
et puis elle s'est levée
et elle est v'nue m'enlacé
et m'a entraîné
une nouvelle fois
plus loin qu'j'avais jamais
mis les pieds
dans les draps tout mouillés
de sueur et d'not'bohneur
elle m'a lié les poignets
puis elle m'a chevauché
en plantant ces grands yeux
dans mon regard vitreux
et elle s'est ouvert les veines
en déchirant ses poignets
de ses belles dent nacrés
quand elle s'est empalée
j'tremblais comme
une feuille morte
mais j'bandais
comme un cerf
j'étais d'jà couvert de sang
j'voyais sa vie partir
mais plus elle en voulait
et plus j'lui en donnais
cette fois elle a pas joui
elle a même pas crié
quand j'ai réalisé
c'était déjà trop tard
les liens étaient serrés
mais j'me suis libéré
alors j'me suis levé
et j'ai fini d'me soûler
j'pouvais pas croire
qu'elle était morte
comme ça
entre mes bras
j'suis tombé sur le sol
c'est là qu'dorme
les ivrognes
au matin j'ai pleuré
et puis j'l'ai habillé
j'ai pris son sac
et j'suis sorti
dans mes bras
elle pesait rien
pas plus qu'un rêve
qu'à pas l'lend'main
j'suis parti au hasard
sa tête sur mon épaule
j'sentais son doux parfum
et ses grands yeux ouverts
plongeaient au fond des miens
sans savoir où allé
j'me suis r'touvé en ville
où vos gars m'ont repéré
j'voulais pas la lâcher
j'voulais pas qu'on m'l'emporte
j'sais trop bien c'qu'on leur fait
aux mort qu'on pas d'passé
j'voulais pas ça pour elle
j'voulais pas ça pour elle
quand i' ont voulu m'l'arracher
j'ai commencé à cogner
puis tout à éclater
dans mon crâne
comme un orage d'été
qu'aurai bien trop tardé
quand j'ai r'pris connaissance
j'ai appris qu'j'avais tué
deux gars de votre bande
et un autre du comté
c'est c'qu'on m'a raconté
qu'j'étais comme possédé
qu'j'voulais pas la lâcher
qu'j'voulais mourir aussi
mais vot' gars m'a raté
alors j'me retrouve là
debout en face de vous
à m'entendre parler d'ça
mais moi j'vois
qu'ces grands yeux
qui ne voyaient que moi
à l'instant où sa vie
m'filait entre les doigts
et puis son sourire d'ange
qui semblait remercier
d'l'avoir laisser faire
sans lui faire de leçon
mais moi j'vois
qu'ces grands yeux
et puis son sourire d'ange
et j'rêve maintenant du temps
où j'pourrais traverser
et p't-être la retrouver
rhumance la poésie sans mot d'elles
par erwan edrad
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faits-divers
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un dieu à tête de chien
un chien en quête de dieu
oh my god what a dog
le dieu secoue la tête
le chien remue la queue
oh my god where’s the dog
le chien s’est enfui
le dieu l’a suivi
oh god it’s a good dog
le dieu a souri
le chien s’est assis
oh dog what’s god
les yeux dans les yeux
le dieu et le chien
ont compris
as a dog as a god
il n’y a plus
de dieu à tête de chien
sans chien en quête de dieu
par erwan edrad
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faits-divers
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et cet amour
comme une vague
qui m'emporte
au loin
un courant qui m'entraîne
vers une île inconnue
un rivage inedit
et en même temps
je sais au fond
tout au fond de moi
que cette plage
ce pays
est le mien
depuis toujours
que je devais
un jour enfin
arriver chez moi
je t'aime
ma belle
rhumance la poésie sans mot d'elles
par erwan edrad
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mes maux d'elles
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et dans ma tête
tes mots s’en mêlent
et s’emmêlent
s’enchaînent
et se déchaînent
et tes mots vont
tes mots viennent
et dans mes veines
comme un poison
au goût sucré
et sur ta peau
mes mots se pâment
et s’enflamment
te visitent
et t’invitent
et mes mots crèvent
mes mots te rêvent
et sur ton corps
comme une vague
au goût salée
et en mon cœur
tes mots me traînent
et m’entraînent
me livrent
et me délivrent
et tes mots glissent
tes mots surgissent
et sur mon âme
comme une lame
au goût d’acier
et sur tes lèvres
mes mots se livrent
et se délivrent
s’enroulent
et se déroulent
et mes mots doutent
mes mots redoutent
et sur ton souffle
comme une pluie
au goût d’été
rhumance la poésie sans mot d'elles
par erwan edrad
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