Vendredi 30 mai 2008
rêver
s'amuser
et garder un secret
plus d'une fois
pénétré
amour virtuel
sans monde réel
pour s'épanouir
et pour fleurir
regards d'écran
caresses plastiques
soupirs glacés
sur la télé
programme secret
sortir après
tout effacer
ne rien laisser
mais les brûlures
à l'intérieur
sont bien réelles
et les blessures
au fond
dedans
saignent encore
pendant longtemps
garder sa vie
pour l'extérieur
trouver sa source
à l'intérieur
je voudrai tout
sans me priver
sans renoncer
sans tout gâcher
garder les rêves
d'un coeur d'enfant
chasser le froid
du poids des ans
ne rien gâcher
ne rien regretter
prendre ma chance
au fil du vent
prendre ton coeur
être ton amant
perdre ma vie
la voir couler
entre tes doigts
rêver et mourir
rien que pour toi
la rime facile
les mots qui sonnent
non sans malice
mon sang raisonne
d'un doux désirs
d'envie de toi
d'envie de rire
d'éclat de rire
qui blesse mes sens
pourquoi j'y crois
sur le moment
quand j'y crois plus
l'instant d'après
faut vivre vite
c'est si facile
sans voir plus loin
qu'après demain
c'est au matin
au petit réveil
qu'on comprend
que les taches de sang
sur le drap blanc
c'est le coeur qui saigne
c'est le coeur
qui baigne
dans un mélange
d'amour et de haine
une douce mélasse
qui colle à l'âme
et laisse un drôle
de goût sucré
sur le bord
des lèvres
et dans la gorge
un goût de cendre
mais c'est si bon
sur le moment
ça fait si mal
quand le brouillard
s'installe
qu'on ne voit plus rien
même pas ses pas
même pas la main
qu'on tend devant
pour pas tomber
pas trébucher
au fond
de l'abîme
que l'on devine
là-bas au loin
soudain si près
que l'on pourrait
d'un simple geste
ce perdre
un jour
et pour toujours
les mots faciles
coulent
comme de l'eau
comme mes baisers
sur ta peau mouillée
sans fard ni couleur
tu es plus nue
que sans tissus
et c'est là
qu'on se fait mal
et pour toujours
puisque
c'est comme ça
puisque ça rime
avec toujours
la vie trop courte
la belle connerie
et qui oublie
tout son passé
toutes ses années
le poids des pages
qu'on a tournées
tous les chapitres
bien commencés
inachevés
adieu la vie
le monde rêvé
j'ai basculé
de l'autre coté
qui se souvient
du temps d'avant
le temps
ou on avait le temps
d'écrire de dire
de belles paroles
du temps d'aimé
et d'être aimé
laisse moi glissé
dans ton présent
laisse moi sortir
de ton avenir
laisse donc
ta porte ouverte
pour moi
donne moi les clés
de ton naufrage
je te tiendrai
la tête sous l'eau
pour te noyer
sous mes caresses
ton corps sans vie
au fil du coeur
flottera sans fin
sur l'océan
de mes remords
pour aborder
un jour peut-être
l'île
de ma tristesse
et pour s'échouer
s'abandonner
au froid contact
du sable noir
de mes nuits blanches
les lignes faciles
les mots qui viennent
et puis dedans
épines d'acier
rose en ferraille
qui blesse mes rêves
et rouille en moi
comme un cancer
pourquoi ici
pourquoi aujourd'hui
pourquoi pas demain
hier
ou jamais
parce que la vie
parce que rien
parce que comme si
et non pas comme ça
ne donne rien
garde tout
bien au fond de toi
comme un amour blessé
trouve le chemin
qui mène jusqu'à moi
ne te retourne
surtout
surtout pas
tu auras peur
de toutes les ombres
qui hantent tes pas
sur le chemin qui mène
à moi
la vie se marre
fait un écart
tu perds la trace
tu tournes en rond
tu es perdue
tu cherches encore
une vie sans moi
une vie pour toi
une vie à toi
tu peux rêver
et m'oublier
me recréer
me modeler
à ton idée
à ton amour
mais n'oublies pas
n'oublie
surtout pas
que le saint graal
n'existe pas
hors de ton coeur
hors de ta foi
tu crois en moi
qui n'existe pas
tu pleures pour moi
qui est mort déjà
ressuscite moi
à tes risque et péril
à ton âme
et ton corps
mais ne vient pas
ensuite pleurer
qu'une fois de plus
tu t'es brûlée
car même les nœuds
qui lient tes poignets
et blesse tes chairs
n'existent
que part ta volonté
si tu oses refermer
sur ton cou délicat
ce lourd collier
de cuir et d'acier
tu mets ta vie
entre mes mains
tu m'offres ton âme
comme une esclave
au pieds de son maître
dépose sa liberté
et sa volonté
sauve toi
si tu crois
que l'amour
existe encore
pour toi
soumets toi
si tu penses
que ta vie est
sous la corde
fuie
où plie l'échine
offre ton cou
à la lame
de ma folie
disparais
et renais
à la vie vrai
où sombre avec moi
dans le désespoir
de mes songes noirs
ainsi vont les mots
et les phrases
qui les lient
ainsi va ma vie
entre rêve et folie
les mots qui coulent
comme le sang
sur tes mains
comme les lueurs
d'une aurore
sans destin
vis ou rêve
reprends toi
où sombre à jamais
éloigne toi
où enfonce toi
dans le donjon
de mes fantasmes
du haut
de la plus haute tour
jette la clé
de tes regrets
dénude toi
et attends moi
plie toi à moi
où oublie moi
les mots faciles
les mots qui glissent
te lieront donc
une seconde fois
si c'est ton choix
n'en revient pas
où part
s'il est encore temps
les mots qui roulent
et s'enroulent
comme le serpent
étouffe sa proie
courre
si tu respires encore
fuies
si tu vis encore
fais moi l'amour
si tu me cherches encore
mais je n'existe que
dans tes rêves
qu'au fond de toi
qu'à travers toi
réveille toi
réveille toi
respire encore
ouvre les yeux
ta vie est là
posée devant toi
mes rêves n'appartiennent
qu'à moi
ne les transforment pas
en cauchemars pour toi
réveille toi
réveille toi
réveille toi
je n'existe pas
extrait de rhumance la poèsie sans mot d'elles
rhumance c'est l'histoire d'une errance entre rhum et romance c'est la p'tite histoire d'un mec pas tout à fait comme les autres un peu trop romantique un peu trop (lire la suite)
s'amuser
et garder un secret
plus d'une fois
pénétré
amour virtuel
sans monde réel
pour s'épanouir
et pour fleurir
regards d'écran
caresses plastiques
soupirs glacés
sur la télé
programme secret
sortir après
tout effacer
ne rien laisser
mais les brûlures
à l'intérieur
sont bien réelles
et les blessures
au fond
dedans
saignent encore
pendant longtemps
garder sa vie
pour l'extérieur
trouver sa source
à l'intérieur
je voudrai tout
sans me priver
sans renoncer
sans tout gâcher
garder les rêves
d'un coeur d'enfant
chasser le froid
du poids des ans
ne rien gâcher
ne rien regretter
prendre ma chance
au fil du vent
prendre ton coeur
être ton amant
perdre ma vie
la voir couler
entre tes doigts
rêver et mourir
rien que pour toi
la rime facile
les mots qui sonnent
non sans malice
mon sang raisonne
d'un doux désirs
d'envie de toi
d'envie de rire
d'éclat de rire
qui blesse mes sens
pourquoi j'y crois
sur le moment
quand j'y crois plus
l'instant d'après
faut vivre vite
c'est si facile
sans voir plus loin
qu'après demain
c'est au matin
au petit réveil
qu'on comprend
que les taches de sang
sur le drap blanc
c'est le coeur qui saigne
c'est le coeur
qui baigne
dans un mélange
d'amour et de haine
une douce mélasse
qui colle à l'âme
et laisse un drôle
de goût sucré
sur le bord
des lèvres
et dans la gorge
un goût de cendre
mais c'est si bon
sur le moment
ça fait si mal
quand le brouillard
s'installe
qu'on ne voit plus rien
même pas ses pas
même pas la main
qu'on tend devant
pour pas tomber
pas trébucher
au fond
de l'abîme
que l'on devine
là-bas au loin
soudain si près
que l'on pourrait
d'un simple geste
ce perdre
un jour
et pour toujours
les mots faciles
coulent
comme de l'eau
comme mes baisers
sur ta peau mouillée
sans fard ni couleur
tu es plus nue
que sans tissus
et c'est là
qu'on se fait mal
et pour toujours
puisque
c'est comme ça
puisque ça rime
avec toujours
la vie trop courte
la belle connerie
et qui oublie
tout son passé
toutes ses années
le poids des pages
qu'on a tournées
tous les chapitres
bien commencés
inachevés
adieu la vie
le monde rêvé
j'ai basculé
de l'autre coté
qui se souvient
du temps d'avant
le temps
ou on avait le temps
d'écrire de dire
de belles paroles
du temps d'aimé
et d'être aimé
laisse moi glissé
dans ton présent
laisse moi sortir
de ton avenir
laisse donc
ta porte ouverte
pour moi
donne moi les clés
de ton naufrage
je te tiendrai
la tête sous l'eau
pour te noyer
sous mes caresses
ton corps sans vie
au fil du coeur
flottera sans fin
sur l'océan
de mes remords
pour aborder
un jour peut-être
l'île
de ma tristesse
et pour s'échouer
s'abandonner
au froid contact
du sable noir
de mes nuits blanches
les lignes faciles
les mots qui viennent
et puis dedans
épines d'acier
rose en ferraille
qui blesse mes rêves
et rouille en moi
comme un cancer
pourquoi ici
pourquoi aujourd'hui
pourquoi pas demain
hier
ou jamais
parce que la vie
parce que rien
parce que comme si
et non pas comme ça
ne donne rien
garde tout
bien au fond de toi
comme un amour blessé
trouve le chemin
qui mène jusqu'à moi
ne te retourne
surtout
surtout pas
tu auras peur
de toutes les ombres
qui hantent tes pas
sur le chemin qui mène
à moi
la vie se marre
fait un écart
tu perds la trace
tu tournes en rond
tu es perdue
tu cherches encore
une vie sans moi
une vie pour toi
une vie à toi
tu peux rêver
et m'oublier
me recréer
me modeler
à ton idée
à ton amour
mais n'oublies pas
n'oublie
surtout pas
que le saint graal
n'existe pas
hors de ton coeur
hors de ta foi
tu crois en moi
qui n'existe pas
tu pleures pour moi
qui est mort déjà
ressuscite moi
à tes risque et péril
à ton âme
et ton corps
mais ne vient pas
ensuite pleurer
qu'une fois de plus
tu t'es brûlée
car même les nœuds
qui lient tes poignets
et blesse tes chairs
n'existent
que part ta volonté
si tu oses refermer
sur ton cou délicat
ce lourd collier
de cuir et d'acier
tu mets ta vie
entre mes mains
tu m'offres ton âme
comme une esclave
au pieds de son maître
dépose sa liberté
et sa volonté
sauve toi
si tu crois
que l'amour
existe encore
pour toi
soumets toi
si tu penses
que ta vie est
sous la corde
fuie
où plie l'échine
offre ton cou
à la lame
de ma folie
disparais
et renais
à la vie vrai
où sombre avec moi
dans le désespoir
de mes songes noirs
ainsi vont les mots
et les phrases
qui les lient
ainsi va ma vie
entre rêve et folie
les mots qui coulent
comme le sang
sur tes mains
comme les lueurs
d'une aurore
sans destin
vis ou rêve
reprends toi
où sombre à jamais
éloigne toi
où enfonce toi
dans le donjon
de mes fantasmes
du haut
de la plus haute tour
jette la clé
de tes regrets
dénude toi
et attends moi
plie toi à moi
où oublie moi
les mots faciles
les mots qui glissent
te lieront donc
une seconde fois
si c'est ton choix
n'en revient pas
où part
s'il est encore temps
les mots qui roulent
et s'enroulent
comme le serpent
étouffe sa proie
courre
si tu respires encore
fuies
si tu vis encore
fais moi l'amour
si tu me cherches encore
mais je n'existe que
dans tes rêves
qu'au fond de toi
qu'à travers toi
réveille toi
réveille toi
respire encore
ouvre les yeux
ta vie est là
posée devant toi
mes rêves n'appartiennent
qu'à moi
ne les transforment pas
en cauchemars pour toi
réveille toi
réveille toi
réveille toi
je n'existe pas
extrait de rhumance la poèsie sans mot d'elles
rhumance c'est l'histoire d'une errance entre rhum et romance c'est la p'tite histoire d'un mec pas tout à fait comme les autres un peu trop romantique un peu trop (lire la suite)
par erwan edrad
publié dans :
des si belles
communauté :
L'âme du poète
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